Des thèmes favoris, en lien avec la nature, imprègnent son œuvre : les espaces intérieurs et extérieurs, les lieux de passage entre eux comme les fenêtres, les reflets, les ombres, les lumières changeantes et ce qu’elle appelle « les espaces entre ». Ces derniers sont les zones intermédiaires où l’artiste peut se trouver, observant et s’y incluant même, en esprit, quelques instants.
Helen Hill travaille essentiellement le papier, le triturant, le modifiant, le martyrisant sous une presse pour en modifier l’aspect. Au cours de l’élaboration, pinceaux, crayons, pastels et autres matières interviendront pour appuyer, souligner le propos. Les paysages l’inspirent fortement : ceux du Périgord avec ses arbres, ceux de sa Cornouaille natale avec ses exploitations minières, maintenant délaissées, et sa lumière si particulière et les ondulations bocagères du Limousin. « Je cherche à capter et transmettre la force et la douceur, la lumière et la pénombre, le neuf et l’ancien, à montrer les extrêmes qui se dévoilent et se révèlent toujours harmonieux quand on les trouve dans la nature ; des extrêmes qui, pourtant, ne heurtent pas ».